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Décoller, voler, atterrir

C’est la leçon la plus importante de cette étape — et probablement la plus satisfaisante quand ça clique. Décoller, ça s’apprend en quelques minutes. Atterrir proprement, ça prend quelques heures. C’est normal, et c’est pareil pour tout le monde.

On travaille ici sur les deux appareils gratuits : le TF-51D (hélice, pilotage pur) et le Su-25T (réacteur, plus accessible à l’instrumentation). Les principes sont les mêmes ; les sensations et les vitesses diffèrent.

Trois notions clés à avoir en tête :

  • Assiette : l’angle de l’avion par rapport à l’horizon. Nez haut → tu montes (ou tu perds de la vitesse). Nez bas → tu descends (ou tu accélères).
  • Puissance : les gaz contrôlent la poussée, donc la vitesse et la montée à terme. Plus de gaz = plus de vitesse = plus de portance.
  • Trim : une petite commande qui soulage la pression sur le manche. Une fois stabilisé en palier, le trim te permet de lâcher le manche sans que l’avion pique ou cabre tout seul.
  1. Aligne-toi sur la piste — positionne l’avion face à la bande d’envol, en ligne droite.

  2. Pousse les gaz progressivement — pas d’un coup. Le moteur à pistons a besoin de monter en puissance sans à-coups. Vise la pleine puissance sur environ 3 à 5 secondes.

  3. Maintiens la direction — l’effet de couple va tirer le nez vers la gauche. Applique une légère correction de palonnier droit pour rester dans l’axe.

  4. Laisse la vitesse monter — ne tire pas sur le manche trop tôt. Attends que l’avion soit prêt à décoller de lui-même (le nez se soulève naturellement).

  5. Accompagne la rotation — une légère traction sur le manche pour lever le nez, et tu es en l’air.

  6. Monte en réduisant le taux de montée — vise une assiette modérée pour ne pas perdre de vitesse.

Une fois en l’air, l’objectif est de stabiliser : vitesse constante, altitude constante, cap constant.

  1. Règle tes gaz pour maintenir une vitesse stable.
  2. Ajuste l’assiette (manche) pour rester à la même altitude.
  3. Utilise le trim pour soulager la pression sur le manche. Sur DCS, le trim est souvent sur des touches clavier ou un hat switch du joystick. Quelques petites touches suffisent — évite les grandes corrections au trim.
En palier stabilisé : l'horizon artificiel est à plat, l'altimètre ne bouge pas. C'est l'état que tu vises.

Un virage correct en avion : on incline les ailes (roulis), puis on tire légèrement sur le manche pour courber la trajectoire. On ne part pas en dérapage.

  • Incline avec le manche gauche ou droite (axe de roulis).
  • Tire légèrement sur le manche (axe de tangage) pour tourner sans perdre d’altitude.
  • Plus l’inclinaison est forte, plus le virage est serré — mais plus tu dois tirer fort pour compenser la perte de portance.

Le circuit (ou tour de piste) est la procédure standard d’approche d’un aéroport. C’est un rectangle autour de la piste que tu survoles avant d’atterrir. C’est la chose à maîtriser pour revenir se poser proprement.

Le circuit standard se déroule comme suit :

  1. Vent arrière — tu voles en sens inverse de la piste, parallèlement à elle, sur le côté. C’est ici que tu sors le train d’atterrissage et que tu réduis la vitesse.

  2. Étape de base — tu tournes à 90° pour t’éloigner de la piste. Courte, quelques secondes.

  3. Finale — tu tournes encore à 90° pour te retrouver aligné avec la piste, face à l’axe d’atterrissage. Tu es maintenant en descente vers le seuil de piste.

Le circuit vu du dessus : vent arrière, base, finale. Un rectangle simple autour de la piste.

La hauteur type du circuit en DCS pour les appareils à hélice se situe autour de 300 à 500 mètres au-dessus du terrain, mais l’essentiel est d’être régulier — pas à quelle altitude précise tu voles.

C’est la partie la plus difficile. Et c’est normal. Prévois de rater plusieurs fois — chaque tentative t’apprend quelque chose.

  1. En vent arrière — réduis la puissance et la vitesse. Sors le train d’atterrissage (vérifie qu’il est bien sorti — F2 si tu n’es pas sûr). Commence à descendre légèrement.

  2. Vitesse d’approche — sur le TF-51D, vise une vitesse modérée, nettement en dessous de ta vitesse de croisière. Sur le Su-25T, la vitesse d’approche est plus élevée, dans la norme jet. Le bon repère : l’avion reste contrôlable sans vibrations ni à-coups.

  3. En finale — tu es aligné avec la piste. Maintiens un taux de descente régulier. Ajuste les gaz pour ne pas descendre trop vite ni trop lentement. Les gaz contrôlent ton taux de descente autant que ton manche.

  4. Au-dessus du seuil de piste — commence à réduire progressivement les gaz et à relever légèrement le nez (c’est l’arrondi, ou flare). L’avion ralentit et se rapproche de la piste doucement.

  5. Toucher — les roues touchent, tu réduis les gaz à zéro, tu maintiens la direction avec le palonnier et tu freines progressivement.

La progression la plus rapide passe par la répétition ciblée :

  • Fais des circuits complets. Pas juste des décollages.
  • Quand tu rates un atterrissage, repose-toi immédiatement (Remets les gaz et refais le circuit plutôt que de t’acharner dans une mauvaise approche).
  • La touche Left Alt + J (ou le menu Débriefer) te montre ta trace GPS après le vol — utile pour voir où tu as dérivé de l’axe.
  • Décollage : gaz progressifs, maintenir l’axe, ne tire pas trop fort à la rotation.
  • Palier : trim + petits ajustements constants — l’avion ne se pilote pas en immobile.
  • Virages : inclinaison d’abord, traction légère ensuite.
  • Circuit : vent arrière → base → finale. Apprends ce rectangle par cœur.
  • Atterrissage : garde les gaz jusqu’à l’arrondi, vitesse d’approche stable, freine après le toucher.

Tu viens de cocher la réussite de l’étape 3 : décoller, faire un tour de piste, et atterrir seul sur un appareil gratuit. C’est concret, c’est réel, et c’est la base de tout ce qui suit.

👉 La prochaine étape t’attend : Étape 4 — Compétences méta.